Les communistes veulent relever la tête

Publié le par Section du Parti Communiste d'Epernay

Les communistes sortent sonnés des élections. Sans élus au conseil, ils se préparent à créer une structure de réflexion et de propositions destinée à peser sur les choix politiques locaux.

Les communistes sparnaciens n’ont pas digéré la victoire de Franck Leroy. « Les résultats montrent que la gauche avait une chance réelle de gagner. Car il existe un fort sentiment anti-Leroy dans cette ville puisqu’un électeur sur deux ne s’est pas déplacé pour voter. Marc Lefèvre nous a fait gâcher cette chance », lance Dominique Josse, le responsable de la section locale du PC qui compte une centaine d’adhérents. Odile Kopp et Raymond Galataud, des figures emblématiques du PC local et Hélène Perrein, la fille de Jacques Perrein (ancien maire PC d’Epernay) ne cachent pas leur immense amertume. Et repensent au scénario catastrophe de la préparation du second tour des municipales. 

Désormais absents du conseil municipal, les responsables communistes songent déjà à la manière de rebondir pour se remobiliser et répondre aux attentes de « ceux qui souffrent dans le quartier et peuvent avoir un sentiment d’abandon ». Domnique Josse est convaincu que « si elle avait eu de l’ambition, la gauche aurait pu se mobiliser ». Odile Kopp revient sur les événements de la semaine dernière avec tristesse. « Cette alliance de Marc Lefèvre avec la droite m’a indigné. Nous nous sommes retirés pour garder une certaine honnêteté vis-à-vis des gens. Nous ne pouvions pas cautionner ces manœuvres », poursuit-elle. 

La section locale du PC songe désormais à l’avenir. Les choses ne vont pas être simples « car le fait de ne pas avoir d’élus est un coup dur pour le PC », commente Hélène Perrein. Le PC entend, pour autant, peser sur l’avenir de la capitale du champagne en jetant de nouvelles bases d’actions. « Nous en sommes encore au stade de la réflexion. L’objectif est de mener une réflexion afin de mettre en place une structure permettant à des citoyens de gauche non engagés d’avoir un lieu d’échange et de confrontations d’idées », explique Dominique Josse.

Pas de contestation stérile

La section locale du PC se refuse à tomber dans une stratégie de contestation stérile. « Nous devons nous mobiliser pour peser sur les orientations municipales et mettre en place des relais entre la population et la municipalité », explique Dominique Josse. Odile Kopp estime que l’une des priorités est d’assister, d’abord, aux réunions du conseil municipal afin de suivre tous les dossiers. Hélène Perrein imagine la création d’une structure qui pourrait disposer de relais dans toute la cité. 

Afin de constituer une sorte de maillage. « Car sur les 8 élus de l’opposition 4 sont de droite. Il sera important de veiller à leur comportement ».
Dans ce travail de veille le poids de la section locale du PC n’est pas neutre. « Epernay possède l’une des plus grosses sections de l’est de la France. Nous devrons faire en sorte que des scénarios comme celui de la semaine dernière ne se reproduisent plus. Il faut impliquer les citoyens, les faire participer à nos actions en évitant l’instrumentalisation politicienne ». Raymond Galataud est persuadé que ce dispositif constituera une sorte de contre-pouvoir. « Pour améliorer les conditions de vie à Epernay et notamment les difficultés d’accès au logement. Il y a plusieurs dizaines d’expulsions en attente. Ces gens doivent savoir qu’ils pourront compter sur nous ».


Jean Batilliet extrait du journal l'union du 19/03/2008 www.lunion.presse.fr

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