Les parlementaires communistes défendent 3 grandes propositions
1 - Garantir et développer le système de retraite par répartition. Ce système a fait la preuve de son efficacité depuis plus de 60 ans. Il a permis de sortir de la misère des millions de retraités. Grâce à la cotisation, une part de notre salaire est mise en commun, socialisée. On imagine pourquoi la droite et le MEDEF tentent de casser ce système de solidarité entre les générations, entre les professions.
2 - Des droits sociaux nouveaux : retraite à 60 ans à taux plein pour une carrière complète. Augmentation des retraites pour atteindre au minimum le niveau du SMIC. S’attaquer résolument aux inégalités hommes/femmes. Pour les jeunes, valider les années d’études après le BAC. Pour les salariés victimes des suppressions d’emplois, validation des années de chômage et de précarité. Pour tous, validation des périodes de formations et de stages. Avancer l’âge de la retraite pour les travailleurs handicapés.
3 - Des financements nouveaux articulés à une nouvelle politique de développement de l’emploi.
a) Faire cotiser les revenus financiers des entreprises et des banques. Rien que pour l’année 2009, ces revenus s’élevaient à 305 milliards d’euros. Cet argent provient du travail des salariés. Il est gâché sur les marchés boursiers, responsables de la crise. Ces richesses concentrées par les banques et quelques milliers de grands actionnaires, ne servent pas l’emploi, la recherche, les services publics… Il faut réorienter cet argent vers le développement, les salaires et la protection sociale. Une cotisation au même taux que celle sur les salaires rapporterait 75 milliards d’euros dans les caisses de la Sécurité Sociale dont 24,5 milliards pour les retraites. On le voit, il y a de l’argent, il y a des solutions de financement, contrairement à ce que dit le gouvernement.
b) Instaurer un Bonus/Malus pour les cotisations (modulation de l’assiette de cotisations).
Malus pour les entreprises qui suppriment ou précarisent les emplois, font des placements financiers. Bonus pour les entreprises qui investissent dans l’emploi, la formation...
c) Suppression des exonérations des cotisations sociales. 33 milliards d’euros en 2009 ; Depuis 1992, 295 milliards d’argent public ont été donnés aux entreprises sans résultat pour l’emploi. Nous proposons d’affecter une partie de ces sommes pour impulser dans les régions et sur l’ensemble du territoire une véritable politique d’investissements créateurs d’emplois.