Congrès de Versailles : au 21ème siècle, ils ont toujours peur du peuple

Publié le par Section du Parti Communiste d'Epernay

Le 21 juillet, la réforme des institutions a été votée d’extrême justesse, par le Congrès du Parlement. C’est au prix de multiples marchandages et de pressions, que la réforme la plus importante depuis 1958 selon M. Sarkozy a été adoptée, à une voix près…

Soulignons que les parlementaires Marnais de droite ont tous, sans exception, voté une telle réforme. Tout comme ils ont voté l’ensemble des mesures engagées au pas de course cet été, contre les avancées sociales et démocratiques obtenues ces dernières années dans les luttes et avec l’appui des parlementaires communistes. Les députés et sénateurs communistes ont montré une détermination sans faille et ont voté NON au régime hyper présidentiel que veut imposer M. Sarkozy.

Si, comme le prétendent les leaders de l’actuelle majorité, cette modification revêtait une telle importance, pourquoi ne pas avoir donné la parole au peuple par voie référendaire ? Sans doute avaient-ils peur de son jugement.

De fait, les français retiendront que le Président de la République aura une tribune supplémentaire. En revanche, ils ne manqueront pas de remarquer l’absence, malgré les promesses présidentielles, d’inscription dans la Constitution du droit de vote des résidents étrangers. Quant à lui, le mode de scrutin proportionnel se voit renvoyé sine die.

Si nous avions estimé qu’il s’agissait d’un pas, même mineur, vers un rééquilibrage des pouvoirs entre l’exécutif et le législatif, nous aurions pu avoir un regard différent. Mais, le texte voté ne va pas du tout dans ce sens. D’ailleurs, l’année écoulée, le comportement du Président et de son gouvernement, démontrent à l’évidence que l’hyper présidentialisation vient de franchir une nouvelle étape.

L’ensemble des forces de gauche ont à présent la responsabilité de reconstruire une toute autre Constitution, pour rapprocher les citoyens de leurs institutions, redonner du sens à une République réellement solidaire, citoyenne, et en refusant les logiques monarchiques induites par le vote du 21 juillet.

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