Le capitalisme ne se « moralise » pas, il faut le dépasser.
La crise s’aggrave, le chômage explose sur fond de récession. Le gouvernement ne nie plus la gravité de la situation. Le ton change, mais le discours reste le même : « la crise financière, ce n’est pas la crise du capitalisme » martèle le chef de l’Etat, mais celle de quelques « voyous de la finance ». Le besoin de « morale » est brandit comme une épée de bois face à l’ouragan. Car la crise ne naît pas de l’activité de traders fous, ni de l’appétit de patrons voyous. Elle est le fruit du système même, de sa logique qui vise à créer un profit maximum, quitte à détruire l’environnement, quitte à détruire l’activité utile, du plus petit village marnais à l’ensemble de la planète. Ce sont ceux qui ont tout privatisé, tout déréglementé, qui viennent de provoquer la crise mondiale.
Les dirigeants du monde capitaliste, avec M. Bush et Sarkozy aux avant-postes, appellent à sauver le système en injectant des sommes folles. Les salariés-contribuables subissent la crise, ils devront en plus éponger les dettes !
Mais la question est la suivante : devant l’ampleur de la crise, faut-il accepter le plan de rigueur – pour les salariés bien sûr – et tenter de relancer le système sans le mettre fondamentalement en cause, en espérant qu’il n’y ait pas de nouveaux cataclysmes ? Ou faut-il dire stop à la spéculation sans limite, aux paradis fiscaux, aux privatisations, mettre en cause le système et se lancer dans la construction d’un autre mode de croissance et de développement ?
En France, le gouvernement ne tire aucune leçon. Il ne change rien dans une politique qui enferme le pays dans une situation inquiétante. Dans l’urgence, il faut prendre des mesures pour contrer la récession économique, la régression sociale et son cortège de reculs et de montée des idées rétrogrades.
Les initiatives du PCF dans la Marne, la marche du 27 septembre pour les salaires, notre engagement et celui des élu-e-s contre la privatisation de la Poste, où encore la manifestation syndicale mondiale pour le droit au travail décent, le 7 octobre, sont autant de moments utiles à l’action. Cela se conjugue à la réflexion pour construire une alternative. Il faut débattre en grand des moyens et du rassemblement pour parvenir au dépassement du capitalisme. Les communistes marnais, engagés pleinement dans les mobilisations, vont continuer à échanger avec nos concitoyens, pour ensemble changer la donner.