TÉLÉ-ARMÉE-EUROPE, la dérive autoritaire

Publié le par Section du Parti Communiste d'Epernay

Entre les militaires et le président de la République, chef des armées, un climat
de défiance s’installe.

Un bras de fer s’engage entre Sarkozy et le patron de France-Télévisions. Sans parler des personnels des chaînes publi­ques. En plein été, le chef de l’État pré­pare un coup de force contre la législa­tion sur la durée du travail et les 35 heu­res. Les syndicats évidemment s’en offusquent et cherchent à mobiliser. Mais le MEDEF et Parisot elle-même s’en inquiètent.

Après tant de mesures sécuritaires, on prépare maintenant le fichage des enfants de treize ans. Après avoir refusé le vote majoritaire des Français contre la constitution libérale de l’Europe, Sar­kozy saute à pieds joints par-dessus le vote irlandais contre son traité de Lis­bonne. Il joue les matamores contre la Banque centrale européenne, brandit un sabre en bois contre le commissaire européen au Commerce avant de se cou­cher devant toutes les directives libérales. Le HCR de l’ONU est préoccupé par le durcissement de la politique d’immigra­tion de l’Union européenne sous prési­dence sarkozyenne. La réforme des ins­titutions prétend présidentialiser encore davantage un régime qui n’avait guère besoin de ça pour prendre un caractère personnel.

La volonté affichée de Sarkozy se fait brutalité. Certes, il parvient, par défaut d’alternative, à faire passer en force l’essentiel de ses contre-réformes. Mais entre lui et l’opinion publique, le divorce est désormais profond et dura­ble. Et, aujourd’hui, ce sont les principa­les institutions du pays elles-mêmes qui marquent leur défiance.

Alors, dérive autoritaire ? Elle est fla­grante. Mais ce divorce qui se généralise n’annonce-t-il pas une véritable crise politique ?
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