La spéculation repart… et la crise s’aggrave pour les salariés
En cet automne 2009, dans le bassin d’Epernay comme ailleurs, beaucoup de nos concitoyens vivent des moments difficiles car la crise frappe très durement. On nous dit depuis peu que la reprise serait pour bientôt et que la situation pourrait s’arranger. Si seulement ! En vérité, les banques réalisent de juteux profits grâce à l’argent public reçu. Cela ne les empêchent pas de fermer le robinet du crédit pour les particuliers et les PME. Et la spéculation boursière repart à la hausse, en compressant encore plus l’emploi et le pouvoir d’achat. C’est précisément ce mécanisme qui a conduit à la crise. Et il est encouragé par le gouvernement qui multiplie les cadeaux aux grandes fortunes et sacrifie notre potentiel industriel.
Les salarié-e-s souffrent et subissent la politique de démantèlement des droits sociaux et des services publics. Pour continuer à cogner, Sarkozy et le gouvernement UMP ont besoin de détourner l’attention des français. C’est pour cela qu’ils impulsent une campagne sur le thème de « l’identité nationale », comme si c’était la priorité de notre peuple en ce moment. Les citoyen-ne-s ne doivent pas tomber dans le piège qui a pour but de draguer les électeurs dans la boue du FN. A ce propos, il faut mettre en parallèle 2 chiffres pour comprendre en quoi les recettes d’extrême droite appliquées par l’UMP sont dangereuses et inefficaces : 17500 personnes « sans papiers » ont été expulsées de France depuis janvier, avec des familles brisées et une violence inacceptable. Et dans le même temps, 500 000 chômeurs de plus se sont inscrits à Pôle emploi… Cela confirme une évidence : la précarité, la mal vie, les licenciements ne sont pas de la faute de telle ou telle catégorie de population. NON. C’est le résultat de logiques financières qui aggravent la crise du capitalisme. C’est le résultat de choix politiques défendus par Sarkozy.
Il faut donc se rassembler, pour résister aux mauvais coups et pour construire une alternative à gauche, pour conquérir de nouvelles avancées sociales et démocratiques, seules issues à la crise du capitalisme.