Sarkozy recentralise la France, à sa botte

Publié le par Section du Parti Communiste d'Epernay

La réforme des collectivités locales présentée fin octobre à Saint-Dizier poursuit un objectif principal : obliger les collectivités à diminuer les dépenses utiles, à abandonner ou transférer des services publics aux entreprises privées.

Avec cette réforme, le gouvernement amplifie la saignée. Dans la Marne, dans tout le pays, il y aurait trop de Poste, d’Hôpitaux, trop d’agents des fonctions publiques… et maintenant trop de communes, trop d’élus locaux. C’est la même chanson !


Ces élus seraient dispendieux, peu efficaces, peu soucieux de l’intérêt général. Il ne faut pas manquer de cynisme pour montrer du doigt ces femmes et ces hommes qui prennent sur leur temps libre et souvent de leur argent personnel pour s’occuper du mieux qu’ils peuvent de leur commune, agglo, département ou région.



La suppression de la taxe professionnelle, la réduction du nombre d’élus, le regroupement forcé des collectivités, la remise en cause de la compétence générale et de tout pouvoir fiscal pour les départements et régions, avec un mode de scrutin bidouillé, poursuivent une même démarche. Il s’agit pour le pouvoir UMP de recentraliser le pays, à sa botte, et le priver d’élus de proximité pour les transformer en élus « techniciens » peu nombreux et sans liberté d’action. Quant à la création de « communes nouvelles », elle vise à en finir avec le maillage unique en Europe de nos 36000 communes.


Cette attaque sans précédent contre la démocratie locale et contre la décentralisation rencontre une opposition bien plus large que les habituels clivages politiques. Avec les élus de diverses sensibilités au nombre desquels tous les élus communistes, avec les populations attachées à la proximité des prises de décisions, faisons ensemble barrage à de telles régressions. Il ne faut pas moins d’élus, mais plutôt des élus dotés d’un véritable statut et un plus grand pouvoir direct des habitants eux mêmes. Les collectivités doivent bénéficier de moyens nouveaux, il faut pour cela intégrer les actifs financiers des entreprises dans la fiscalité locale.


Un autre projet de société où représentation et participation se nourriraient l’une de l’autre pour que l’Humain soit le moyen et l’objectif des politiques locales : notre ambition !

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